Réponse apportée le 09/19/2005  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Voici ce que précise le Grevisse :

Grevisse : le bon usage, 13e édition par André Gosse, Duculot 1993

p : 1007 Pronoms personnels
$ 658 Le verbe à l’impératif affirmatif
b ) il y a plusieurs pronoms conjoints

2° « En et y construits avec un autre pronom conjoint, se placent après celui-ci ; le, la, ainisi que me et te (qui se substituent à moi, toi […]) s’élident phonétiquement et graphiquement. – Sauf lorsqu’il y a élision (et apostrophe), il faut un trait d’union entre le verbe et le pronom et entre les pronoms.
ex : Tenons-nous-y (Courteline) – Réfugie-t’y (Littré)

A part l’impératif de s’en aller, ces formes ne sont guère fréquentes dans la langue parlée […] On évite surtout m’y et t’y. […]
L’usage populaire connaît la construction : pronom disjoint+ y ou en avec un z entre les deux pronoms.
Ex : George Sand : attendez-moi-z’y. »

p : 1165 Les finales
$ 765 :

« dans va-t’en, retourne-t’en, on remarquera l’apostrophe : le t, en effet, n’est pas une consonne analogique, comme dans aime-t-il ; c’est le pronom te dont l’e est élidé (comp : Allez-vous-en). Vu l’apostrophe, on se dispense de mettre le second trait d’union. »

La forme correcte est donc « tiens-t’y », mais elle est inusitée. On peut reprendre le conseil de conjuguer le verbe au pluriel en cas de doute : « Tenez-vous-y ».

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi

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