Street-art : quelles sont les femmes artistes dans ce domaine ?

Bibliothèque publique d’information – notre réponse du 17/11/2014, actualisée le 23/05/2022.

Photographie de L'artiste Miss.Tic à la galerie Lelia Mordoch à Paris

« Les filles font partie depuis toujours de l’histoire de l’Art Urbain. Comme les garçons, elles ont graffé sans autorisation – et passé des nuits au poste –, elles participent aux festivals dans le monde entier, elles exposent en galeries… Et pourtant. « À l’image du secteur des arts plastiques tous mouvements confondus, le Street Art n’échappe pas à la règle d’une sous-représentation manifeste des femmes.»
Source : Street-art : où sont les femmes ? par Benoit, urbanarts.fr, le 22/04/2020.
Focus sur une sélection d’artistes féminines inspirantes, au cœur de ce mouvement artistique subversif, qu’est l’art urbain ou street art.

Sélection d’artistes représentatives du mouvement

Miss-Tic

« Miss Tic : Poète, plasticienne et figure incontournable du street art, Miss.Tic développe un univers pictural et poétique qu’elle imprime au pochoir sur les murs de Paris depuis 1985. Avec des dessins de femmes caractéristiques et des phrases incisives, ses créations expriment la liberté. Tout son art repose sur un subtil mélange de légèreté et de gravité, d’insouciance et de provocation. »
Source :
Le street-art et graffiti au féminin ! par Diana, blog capsuledartiste.com, le 08/03/2020.

Quelques ouvrages de Miss-Tic

Flashback : 30 ans de création
Miss-Tic, Critères Éditions, 2016.
Résumé :
« À travers 200 reproductions de ses travaux, Miss-Tic, figure emblématique de l’art urbain parisien, revient sur son parcours, ses rencontres et son œuvre. Ayant marqué de son empreinte les murs de Paris depuis ses débuts en 1985, l’artiste évoque notamment ses inspirations, ses années d’apprentissage, ses compagnons de route, l’esprit de sa création, ses aspirations. » ©Electre 2017

Regarde moi
Miss-Tic, Editions Alternatives, 2003.
Résumé :
« Réunit 70 pochoirs réalisés entre 1986 et aujourd’hui. Ils affichent, sans fausse pudeurs, des femmes marquées par leurs fureurs amoureuses, leurs désirs subversifs, leurs tendresses passagères, des fictions désirantes qui transgressent les règles élémentaires du langage et des lieux communs. »

Site Officiel de Miss-Tic


Mo Armen

« Dès 1997, à l’heure où le graffiti est encore assez mal perçu socialement, c’est pour Mo comme pour beaucoup d’autres une véritable voie de résilience, une tribune contestataire.
Des premiers tags au cirage aux premiers persos à la bombe, y cheminer c’est lutter, particulièrement en tant que femme.
Diplômée des Beaux-Arts en 2006, Mo Armen prend les routes et multiplie les ateliers d’initiation graff auprès de femmes victimes de violences (…)
»
Source :
Mo Armen, streetart-reunion-island.com.

La figure féminine est au cœur de ses créations : puissantes, angéliques voire androgynes.

Mo Armen, le street art au féminin
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Alice Pasquini

Alice Pasquini : Artiste graffeuse, d’origine italienne. 
Découvrez La page consacrée à Alice Pasquini sur le site Street art avenue


Vinie Graffiti

Son parcours :
« Vinie Graffiti est née à Toulouse en 1984. C’est une petite fille douée pour la peinture et le dessin qui organise sa première exposition à l’âge de 10 ans. Adolescente, elle s’initie au graffiti au lycée. Comme de nombreux « street artists », Vinie se fait la main avec le lettrage avant de pouvoir créer des décors et de développer des personnages à son image. (…)»
Source :
Vinie, le street art dans toute sa féminité par blog.stripart.com, le 08/07/2014.


Stoul

« Stoul est une artiste du mouvement de l’Art Urbain Contemporain. Peintre, muraliste, plasticienne, designer, elle exerce dans les domaines des arts visuels avec un style géométrique multicolore entre abstraction et figuration. »
Source :
Site web officiel de Stoul

Interview à découvrir
L’artiste STOUL nous parle urban art, inspirations, projets fous par ArtforMe.fr, le 14/06/2018.
Elle nous a fait l’honneur de répondre aux questions d’Art for Me pour notre plus grand bonheur.
Extrait :
« (…) mon univers est perpétuellement en évolution, je me considère comme une chercheuse en quête d’un idéal. Depuis 2015 je tends vers l’abstraction via la géométrie, les lignes droites, qui me vient du dessin technique, de l’origami et de l’histoire de l’architecture en béton actuelle. »


YZ : blaze de l’artiste Yseult Digan

Son style :
« Le noir me permet d’aller à l’essentiel, confie YZ – prononcé « eyes ». L’essentiel, pour l’artiste franco-britannique, ce sont ces portraits expressifs, au regard frontal, brossés à l’encre de Chine, et le contexte historique et politique auquel ils se rattachent. Descendants d’esclaves antillais, femmes-soldats d’un ancien royaume africain, figures féminines appartenant à des groupes ethniques des quatre coins du monde, revêtues de leurs plus belles parures… Ils – ou plutôt, la plupart du temps, elles – sont représentés souvent à grande échelle, sur de larges panneaux de bois, de grandes feuilles de tôle, ou bien sur les murs de la ville, le port noble et les traits régaliens. Pour l’artiste, il ne s’agit pas seulement de redonner droit de cité à ces figures occultées ou brutalisées par l’Histoire, mais de changer le regard que nous portons sur elles, ce qui vaut à YZ une réputation d’artiste engagée, que par ailleurs elle revendique. »
Source :
Site officiel de YZ

Yz, une des femmes les plus actives de la scène Street art en France par ArtforMe.fr, le 31/01/2014.
Extrait :
« Son projet baptisée Back to the roots (2009) est l’un des plus personnel.
C’est un projet d’art urbain sur l’histoire et la culture guadeloupéenne. Ce projet se réfère à ses racines et invite à un retour aux origines. Yz s’installe quelques temps dans la région de Sainte-Rose (Guadeloupe) dans la maison où vivait son grand-père. Elle s’intéresse aux valeurs guadeloupéennes : culture, tradition, histoire, blessures (comme l’esclavage).
»


PHOTOS. 10 femmes dont le street art pourrait faire de la concurrence à Banksy par Priscilla Frank, The Huffington Post, le 06/09/2014.


Sélection de documents sur le street art au féminin

Être une femme dans l’univers du street-art par Charlotte Combret, media.cultureasy.com, le 08/11/2021.
Présentation :
« Interview croisée de quatre street-artistes de génie qui nous livrent leur expérience et leur ressenti de femmes dans le monde des arts de rue. »

Le street art au féminin
Xavier A Tapies, Éditions Graffito, 2018.
Résumé :
« Présentation du travail de cinquante artistes féminines du monde entier spécialisées dans le street art, notamment Olga Alexopoulou, Anopsy, Bambi, Boxhead ou encore Zabou. » ©Electre 2017

Utopies féministes et expérimentations urbaines
Sylvette Denèfle, Éditions Presse Universitaires de Rennes, 2008.
Résumé :
« Ce projet veut confronter les conceptions théoriques et les idées sur la place des femmes dans la société à leur réalisation dans l’espace urbain, et questionne le passage de l’utopie à la concrétisation des aspirations féministes. Avec des exemples d’expérimentations récentes au niveau international, d’utopies passées, de pratiques de l’Antiquité, démontrant la résistance urbaine au féminisme. »


Pour aller plus loin…

Figures de graffeuses
Élise Clerc, Éditons Gallimard Alternatives, 2020.
Résumé :
« Présentation du travail de cinquante graffeuses françaises qui décrivent leurs pratiques, leurs méthodes, leurs sources d’inspiration ou la place qu’occupe cette discipline dans leur vie quotidienne. »©Electre 2020


Eurêkoi– Bibliothèque publique d’information


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