Villes et campagnes… Entre bouleversement climatique et social
- Univers :
Roman - Genre :
Littérature - Âge :
Ados et Jeunes adultes
Entre ville et campagne, tout semble s’opposer, pourtant les enjeux qui les traversent demeurent identiques. Nos personnages font face à des changements et des bouleversements auxquels ils tenteront de s’adapter. A travers ces histoires, ces ouvrages nous interrogent sur l’évolution de nos sociétés et les répercussions de nos choix sur l’environnement. Laissez-vous guider par une sélection de 6 livres proposés par les bibliothèques de Nîmes à l’occasion des Nuits de la lecture 2026.
Regain
Publication:
Au village d’Aubignane, il ne reste que trois habitants : le vieux Gaubert, la vieille « Mamèche » et Panturle, un homme dans la force de l’âge. Le jour où Gaubert part vivre chez son fils, Panturle se retrouve seul avec la Mamèche. Il souffre de cette solitude. Le jour même, la Mamèche lui dit qu’elle va lui amener une femme. Puis elle disparaît…
L’avis du bibliothécaire
Regain est le récit d’un renouveau : celui d’un village isolé que la sécheresse et la famine ont dépeuplé. Publié en 1930, il est encore furieusement d’actualité par le détail qu’il fait des ravages de l’activité humaine sur la nature. La prose lyrique et poétique de Giono met en valeur la splendeur de la nature et la simplicité de la vie campagnarde.
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Un été à soi
Publication:
Au printemps 2020, les trois filles de Lara retournent au verger familial dans le Nord du Michigan. Tout en cueillant des cerises, elles supplient leur mère de leur raconter l’histoire de Peter Duke, un célèbre acteur avec lequel elle a partagé à la fois la scène et une idylle l’été de ses vingt-quatre ans. Tandis que Lara se remémore le passé, ses filles examinent leur propre vie, leur relation avec leur mère, et sont amenées à reconsidérer le monde et tout ce qu’elles croyaient savoir.
L’avis du bibliothécaire
Sur un tout autre registre, Un été à soi est la chronique tendre d’une retraite familiale à la campagne lors du confinement. La vie rurale y est associée à la simplicité du travail manuel (la cueillette des cerises, les baignades, les soirées au coin du feu), qui donne un rythme concret et apaisant au présent du confinement. Ce roman, porté par une mélancolie discrète, charme autant par son atmosphère que par ses héroïnes qui, chacune à différentes étapes de son existence, interroge ses choix de vie et renoue les liens familiaux.
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Hell Gate Story
Publication:
Orloff, peintre en difficulté et libraire dans l’East Village en 2000, évolue dans le milieu de l’art new-yorkais entre amis artistes, galeristes et marchands. Alors que la ville change et que la présidentielle américaine agite les esprits, il rencontre Rita, une jeune femme énigmatique.
L’avis du bibliothécaire
Ce roman est un hommage à New York, ville tentaculaire à la fois oppressante et fascinante, à sa bohème fauchée et à ses quartiers populaires en voie de gentrification que l’intrigue nous fait découvrir. L’univers d’Orloff est celui des rues, des bords de l’East River, des squats et du milieu artistique urbain ; sa réalité est celle de la survie et de la lutte quotidienne contre la précarité.
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11H14
Publication:
Jimmy ne sait rien refuser à son ex-femme Tyler. Même quand elle lui demande de se rendre au Nouveau-Mexique enquêter sur la mort de son amant, il finit par céder. Il est vrai que l’histoire est intrigante : Tyler est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre, dernier rebondissement de la tragédie sanglante qui a opposé ses deux grands-pères au début du siècle. Jimmy débarque donc à Harding, la petite ville natale de Tyler, avec son look new-yorkais et sa Rolls de collection. Et la trouille au ventre. À juste titre d’ailleurs, car très rapidement, on essaie de le tuer lui aussi.
L’avis du bibliothécaire
11h14 transplante un New Yorkais pur jus dans une petite ville de l’Amérique profonde. La confrontation entre ville et campagne dans ce roman ne se résume pas à un simple contraste de lieux, mais à une réflexion sur la nature humaine, la violence, et la manière dont l’environnement social et géographique façonne les comportements et les destinées des individus. Le tout sur fonds de situations cocasses voire absurdes, à lire absolument pour les fans d’humour noir.
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La Zone du dehors
Publication:
2084. Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés ! Le citoyen ne s’opprime plus : il se fabrique. A la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu’on forme, tout simplement. Au cœur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte, Le Dehors est leur pays, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution et même au-delà, jusqu’à construire cette vie de partage, rouge, que personne ne pourra plus leur délaver.
L’avis du bibliothécaire
Cette dystopie nous plonge au cœur d’un univers urbain concentrationnaire où la surveillance est omniprésente. L’auteur y dénonce la propension croissante de nos sociétés à tolérer des dispositifs de contrôle intrusifs, au nom de la sécurité ou de l’efficacité. L’ambition d’Alain Damasio, qu’il revendique pour l’ensemble de son œuvre, est ici de « Mettre en mouvement, ça veut dire fracturer des routines, mentales et physiques et faire éprouver, autant que possible, du neuf » (extrait d’une interview sur elbakin.net en 2007).
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Dans le café de la jeunesse perdue
Publication:
Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre, le soir, une voix qui m’appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki. Je me retourne, mais il n’y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d’été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L’Eternel Retour.
L’avis du bibliothécaire
Dans ce roman sensible, la ville est associée à la recherche des traces d’un passé effacé : la mémoire d’un monde de l’immédiate après-guerre, celle des amours, des rêves et des erreurs de jeunesse. La ville y apparaît comme le règne de l’anonymat, où une multitude de trajectoires se croisent sans vraiment se rencontrer. Le café où se déroule une grande partie des événements est un lieu de rencontre, mais aussi un lieu d’oubli, un espace symbolique de la jeunesse perdue, où les personnages se cherchent bien plus souvent qu’ils ne se rejoignent.
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Villes et campagnes… québécoises
- Univers : Roman
- Genre : Fiction historique
- Âge : 25 ans et +, Ados et Jeunes adultes


