Drapeau Quebecoi

Drapeau Quebecois- Nicolas Raymond-CC-BY

Si l’on devait nommer des substrats au français en sol québécois, quels seraient-ils ?

 
Notre réponse du 02/02/2019 :
 
Pour répondre à votre demande, j’ai consulté tout d’abord un document traitant de l’aménagement linguistique dans le monde produit par le linguiste Jacques Leclerc, ancien professeur de l’Université de Laval (Québec).
 
Selon Jacques Leclerc,  il y avait en 1660 dans le royaume de France 20 millions de sujets dont 2 millions parlaient « le français du Roy ». Parmi ces 2 millions de sujets, on trouvait essentiellement des nobles, des membre du clergé, des militaires et des fonctionnaires.
Il est admis que la majeure partie des candidats à l’émigration vers le Canada résidait à proximité de centres urbains et parlait français, même s’il s’agissait d’un français régional.  La maîtrise du français était un critère de sélection pour les candidats au départ : ainsi, 1/3 des émigrants ruraux ont pu conserver leur patois sans toutefois ignorer le français. 38.4% des francisants comprenaient et parlaient l’une ou l’autre des variantes du français de l’Ile de France ou d’une autre région importante. En 1683, 478 immigrants francisants ont été comptabilisés, 393 semi-patoisants et 377 patoisants.
 
Vous trouverez dans le lien que je vous communique ci-dessous l’origine géographique des premiers migrants, et vous aurez ainsi une idée claire des patois utilisés.
D’autre part, il faut ajouter l’influence des langues amérindiennes pour certains éléments liés  à la toponymie, même si cette influence reste relativement discrète.
Dans l’article utilisé, pour vous répondre, il y a aussi une analyse des causes de l’unification linguistique, du français parlé au Canada et la mise en avant du rôle des femmes dans la diffusion de la langue française.
 
Vous pouvez compléter ces informations par la lecture de l’article en ligne extrait de l’encyclopédie canadienne consacré à la langue française au Canada. Dans la partie traitant du français du Québec et des diasporas québécoise, il est mentionné que « Dans leurs travaux sur les particularismes du français québécois et du français parlé dans les diasporas québécoises, les linguistes distinguent les catégories suivantes :
1) les traits typiques du français parlé des XVIe et XVIIe siècles;
2) les usages provenant des parlers régionaux de France;
3) les innovations;
4) les emprunts aux langues autochtones
5) les anglicismes. »
 
Une recherche dans le catalogue de la BnF (Bibliothèque nationale de France) me permet également de vous proposer le livre suivant :
Le français au Québec, 400 ans d’histoire et de vie
Conseil supérieur de la langue française ; Ploudre, Michel ; Duval, Hélène ; Georgeault, Pierre
Fides ; 2003
 
Enfin, je vous communique le lien vers un document produit par le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine en 2008 à l’occasion  des 400 ans de la fondation de la ville de Québec. Ce document reprend les dates importantes liées à la langue française au Québec.
 
Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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