Par l’immensité de sa sculpture Adel Abdessemed a t-il voulu mettre « un coup de tête » à ses détracteurs ou au public ?

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Réponse apportée le 10/02/2012  par PARIS Bpi – Actualité, Art moderne, Art contemporain, Presse

Plusieurs articles intéressants sont parus au sujet de cette scuplture monumentale qui fait polémique.

Tous ces articles sont disponibles à la Bpi en texte intégral à partir de la base de données d’articles de presse « Indexpresse ».

Je vous copie le début d’un article de l’Express qui semble répondre assez bien au sens de cette création

L’Express (site web) Arts, mercredi 26 septembre 2012, p. 0

Le  » coup de tête  » de d’Adel Abdessemed ou comment choisir son moment pour choisir son histoire

« On dit que l’histoire est écrite par les vainqueurs. A cette phrase on peut ajouter : malheur au vaincu. On peut ainsi multiplier les exemples où le vainqueur dicte sa loi à l’histoire. Par exemple, dans l’histoire de France, on peut choisir 1515 et Marignan ou 1525 et Pavie. Les premiers renvoient à un François 1er vainqueur en Italie. Les seconds renvoient au même roi vaincu dans cette même Italie. Aux premiers vont la gloire de la victoire, aux seconds l’humiliation de la défaite et de l’exile. En artiste exilé, Adel Abdessemed sait choisir son histoire, refusant que d’autres lui imposent la leur. C’est ce droit à choisir notre propre histoire qu’Adel Abdessemed nous offre dans cette statuaire monumentale appelée le  » coup de tête « .
Cette statuaire réunissant deux hommes dans l’action est monumentale, 5 mètres de haut. En démesurant ainsi les proportions, Adel Abdessemed nous dit que cet évènement, ce  » coup de tête  » a dépassé ces deux hommes. En le figeant dans l’airain, il transforme une faute de match en un moment de l’histoire d’un pays, de notre pays… »

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Le point : vendredi 28 septembre 2012

Une ode à la défaite »

« Cette statue s’oppose à la tradition qui consiste à faire des statues en l’honneur de certaines victoires. Elle est une ode à la défaite », explique Philippe-Alain Michaud, commissaire de l’exposition. « L’oeuvre d’Adel est souvent à double tiroir », fait-il valoir. « Bien qu’elle reprenne un événement populaire connu de tous et immédiatement identifié, cette oeuvre est aussi une allusion à la tradition réaliste et aux fresques de Masaccio. Le regard de Zidane vers le sol nous rappelle celui d’Adam, chassé du paradis », souligne-t-il.
Le commissaire de l’exposition tient à nous expliquer que cette oeuvre est « une ode à la défaite (…) Elle est aussi une allusion à la tradition réaliste et aux fresques de Masaccio ». Ajoutant même pour faire bon poids à la lourdeur de la sculpture : « Le regard de Zidane vers le sol nous rappelle celui d’Adam, chassé du paradis. » Notre expert ne se mouche pas du pied (c’est le cas de le dire) pour intimider le visiteur.

Une question néanmoins se pose : une institution d’État est-elle bien inspirée d’exalter, sur l’une des places les plus fréquentées de la capitale, un geste qui sert si souvent de réponse expéditive à maints menus conflits ? Le Centre Pompidou est-il dans son rôle quand il valorise de la sorte cet acte de violence ? Par le choix de cette installation en plein air, ne légitime-t-il pas le recours à une pulsion de punition et de vengeance ? N’incite-t-il pas à imiter l’idole des foules ? En tout cas, l’oeuvre d’art la porte au pinacle et l’héroïse. C’est sans doute ce que le Centre Pompidou nomme sa contribution à la démocratisation culturelle.

et aussi :
Coup de boule
La Croix – 01/10/2012 – 246 mots

La vengeance de Zidane par Adel Abdessemed
Le Figaro.fr – 26/09/2012 – 551 mots

Une oeuvre qui fera encore couler beaucoup d’encre…

Cordialement,

Eurêkoi – Bpi (Bibliothèque publique d’information)

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