Où trouver des films documentaires et des reportages en français sous-titrés en arabe ou en arabe sous-titrés en français ?
Bibliothèque de l’Institut du monde arabe – notre réponse actualisée le 07/01/2026.

Moins fréquemment recommandé que les films de fiction ou les séries pour progresser en langue, le cinéma documentaire peut pourtant également constituer une ressource intéressante, et ce d’autant plus qu’il porte sur des sujets d’actualité ou de culture, qui éclairent notre compréhension du monde.
Voici quelques suggestions de films documentaires sur des sujets historiques, sociaux ou politiques disponibles à la bibliothèque de l’IMA.
Documentaires en VO arabe et sous-titres en français
Vie politique. Conflits. Révoltes.
Liban, la révolution naît des entrailles du chagrin, de Sarah Claux, Arthur Sarradin, Charbel El Cherif, Compagnie des phares et balises, 2022.
Extrait du résumé :
Trente ans après la guerre civile, alors que surgissent les prémices d’une crise économique d’ampleur et que le pays est ravagé par les scandales de corruption, le peuple libanais entame le plus important sursaut révolutionnaire de son histoire. […] Sur tout le territoire, les Libanais manifestent sans distinction de religion ou de communauté. « Un, un, un ! Le peuple libanais ne fait qu’un ! ». Pendant un an, du tout premier soir de la révolution jusqu’à l’explosion du port de Beyrouth, nous avons filmé cet élan de révolte sans précédant. De Beyrouth à Baalbek en passant par Tripoli, nous suivons le destin de révolutionnaires que tout oppose, mais que la révolution va réunir.
Talking about trees, de Suhaib Gasmelbari, JHR Films & Cie, 2020.
Ce film a reçu plusieurs prix.
Résumé :
Ibrahim, Suleiman, Manar et Altayeb, cinéastes facétieux et idéalistes, sillonnent dans un van les routes du Soudan pour projeter des films en évitant la censure du pouvoir. Ces quatre amis de toujours se mettent à rêver d’organiser une grande projection publique dans la capitale Khartoum et de rénover une salle de cinéma à l’abandon. Son nom ? La Révolution…
Jaffa, la mécanique de l’orange de Eyal Sivan, Mecfilm, 2010.
Résumé :
De la ville portuaire à la marque de qualité : à l’aide de l’orange Jaffa, le réalisateur se penche sur le conflit israélo-palestinien.
Daraya, la bibliothèque sous les bombes de Delphine Minoui et Bruno Joucla, BrotherFilms, 2018.
Résumé :
Entre passé et présent, ce film suit trois amis après leur rencontre lors de la révolution syrienne de 2011. Malgré les bombardements incessants sur Damas, et sans jamais renoncer à leur résistance culturelle et au pacifisme de leur combat, ils récupèrent des livres dans les décombres afin de construire une bibliothèque clandestine qui devient bientôt un havre de paix, de liberté et de démocratie. Leur histoire, méticuleusement filmée et documentée, nous parle d’espoir et de survie.
Tahrir, liberation square = Tahrir, place de la libération, de Stefano Savona, Arcadès, 2012.
Résumé :
Le Caire, février 2011. Place Tahrir, de jeunes Egyptiens font la révolution. Ils occupent la place jour et nuit, ils parlent, crient, chantent avec d’autres milliers d’Egyptiens tout ce qu’ils n’ont pu dire à haute voix jusque-là. Sur la place, on résiste, on apprend à discuter et à lancer des pierres, à inventer des slogans et à soigner les blessés, à défier l’armée et à préserver le territoire conquis : un espace de liberté où l’on s’enivre de mots. Tahrir est un film écrit par les visages, les mains, les voix de ceux qui ont vécu ces journées sur la place.
Femmes
La Dame du Palais = Lady of the Palace, de Samir Habchi, Beirut : Prime Pictures, 2006.
Résumé :
Nazira Joumblatt (1889-1951) ne ressemble en rien à la ferme orientale adulée et privée du moindre droit. Dans une société masculine, religieuse et conservatrice, cette femme a présidé aux majaliss (assemblées) politiques de son pays, jouant un rôle décisif dans l’histoire du Liban. Pendant les années de transition, entre la fin du mandat français (les années 20) et la libération du Liban au début des années 40, elle a ainsi tenu les rênes du pouvoir de toute la communauté druze du Liban dont elle s’employa à préserver le sort.
De Zorro à Shéhérazade d’Elodie Sylvain, Tabasco vidéo, 2012.
Résumé :
En octobre 2011, ont eu lieu en Tunisie les premières élections libres, seulement 9 mois après la première des révolutions arabes. Ce film s’attache à suivre Bochra Belhaj Hamida, avocate et grande figure du féminisme tunisien, à travers la campagne de Zaghouan où elle se présente comme tête de liste du parti Ettakatol. Loin des clichés touristiques, nous découvrons avec elle et ses militants une Tunisie où la réalité sociale avait été masquée par toutes ces années de dictature.
La révolution des femmes : un siècle de féminisme arabe, de Feriel Ben Mahmoud, Drôle de Trame, 2014.
Résumé :
Le féminisme arabe existe depuis plus d’un siècle. Cette longue marche d’émancipation des femmes commence dans les rues du Caire et de Tunis au début du XXe siècle. Son évolution épouse les espoirs et les contradictions d’un monde arabe dont les luttes furent souvent prisonnières d’idéologies révolutionnaires et de revendications identitaires. Pourtant, il y a cinquante ans, au lendemain des indépendances, l’émancipation semblait promise aux femmes arabes. Et les leaders politiques de l’époque, libérateurs des peuples, déclaraient tous vouloir aussi libérer les femmes. Que s’est-il passé ? Et comment les femmes arabes parviendront-elles à bousculer des sociétés cadenassées par le sexisme et le patriarcat ?
Jeunesse
Le Chant des Tortues = Het Lied van de Schildpadden = The turtles’ song, de Jawad Rhalib, R&R Productions, 2013.
Plusieurs fois sélectionné dans des festivals.
Résumé :
Les murs ont des oreilles… Dès mon enfance j’entendais ce proverbe chaque fois qu’on parlait de la vie politique du Maroc. Les revendications sociales ont toujours été timides, souvent tuées dans l’œuf. Et voilà qu’arrive le 20 février 2011 et le début de la révolution marocaine. Des jeunes qu’on disait dépolitisés, mous, sans idéaux, vont, sous la bannière du « mouvement du 20 février », réussir à faire sortir dans la rue plusieurs centaines de milliers de Marocains, tous habités par l’exigence de la dignité, la liberté, la justice et le refus de la peur. Hoba Hoba Spirit, Khalid Jamai, Kenza Benjelloun, Selma, Tahani, Wiam, Chakir et les autres mènent la fronde. Le basculement de la société marocaine est inévitable. Après 30 ans de vide, une génération de révolutionnaire est née. Du lièvre ou de la tortue lequel d’entre nous parierait sur la victoire de la tortue ?
Le disqualifié, de Hamza Ouni, la Huit production, 2021.
Ce documentaire a reçu plusieurs prix.
Résumé :
Tourné à Mohammedia, en Tunisie, le film retrace douze années de la vie de Mehrez. Danseur et comédien doué, mais aussi dépendant aux jeux d’argent et aux courses de chevaux, il se bat contre lui-même et contre les contradictions désarmantes de son pays. Dans son inlassable quête d’émotions sincères, Mehrez défie toutes les règles établies.
Documentaires en français et sous-titrés en arabe
Voici quelques suggestions :
L’ennemi intime, de Florent-Emilio Siri, Warner Home Vidéo France, 2008.
Résumé :
Algérie, 1959. Les opérations militaires s’intensifient. Dans les hautes montagnes kabyles, Terrien, un lieutenant idéaliste,
prend le commandement d’une section de l’armée française. Il y rencontre le sergent Dougnac, un militaire désabusé. Leurs différences et la dure réalité du terrain vont vite mettre à l’épreuve les deux hommes. Perdus dans une guerre qui ne dit pas son nom, ils vont découvrir qu’ils n’ont comme pire ennemi qu’eux-mêmes… De la belle ouvrage qui marie authenticité historique et scènes spectaculaires…
Un seul héros, le peuple, de Mathieu Rigouste, SYNAPS Collectif Audiovisuel, 2022.
Résumé :
« Un seul héros le peuple » raconte l’histoire d’un soulèvement populaire victorieux. En 1960, face à une répression militarisée, les classes populaires algériennes, avec parfois en première ligne des femmes et des enfants, surgissent depuis les bidonvilles et les quartiers ségrégués. Elles et ils mettent en échec la contre-insurrection et bouleversent l’ordre colonial. Voici aussi l’histoire de corps opprimés qui se libèrent par eux-mêmes et en dansant.
Fedayin, le combat de Georges Abdallah du collectif Vacarme(s) Films, 2020.
Résumé :
À bien des égards, l’histoire de Georges Abdallah est à la fois celle d’une époque mais aussi celle d’une gauche arabe aussi riche que méconnue. Fedayin, le combat de Georges Abdallah retrace le parcours d’un Libanais, engagé auprès de la lutte palestinienne en plein cœur de la guerre civile libanaise.
Buamama = L’Epopée du Cheïkh Bouamama de Benamar Bakhti, 2021.
Résumé :
L’histoire du film tourne autour de l’épopée de Cheikh Bouamama, un leader de la résistance nationale en Algérie à l’époque coloniale française. Les événements se déroulent dans le sud-ouest du pays. Le film raconte aussi différentes étapes de la résistance, notamment l’un des soulèvements du peuple algérien, à savoir la « bataille des fils de Sidi Sheikh Bouamama », dans laquelle le général français Leuti a été désigné pour tenter de réprimer et de mettre fin à cette résistance.
Tous ces DVD peuvent être empruntés ou visionnés sur place à la bibliothèque de l’Institut du monde arabe à Paris, dont l’accès est libre et gratuit.
Et le site film-documentaire.fr (propose, pour chaque film référencé, la consultation d’un extrait.