photo de francs CFA

By Hayko [CC BY-SA 4.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 10/08/2016

Voici quelques éléments de réponse sur le régime de change du Cameroun :


1) Une ressource économique accessible à la Bibliothèque publique d’information (Bpi) :
Europa world Plus (langue affichée est l’anglais)
C’est une base de données économiques, politiques et statistiques, régulièrement mise à jour, couvrant plus de 250 pays et territoires
http://catalogue.bpi.fr/permalien/document?doc=551245%3B5%3B0

Voici un extrait de cette ressource sur ce sujet concernant le Cameroun :
« Le Cameroun est membre de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), qui fait partie de la zone franc CFA. En Juillet 2015, le taux de change est resté fixé à 1 € = 656 francs CFA. L’absence de possibilité pour les banques centrales nationales de manipuler la valeur de la politique de franc-monétaire CFA est fixée par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), qui met l’accent sur le maintien du taux de change fixe par rapport à l’euro-a agi comme une force disciplinaire puissante sur les Etats membres. En outre, l’incapacité des gouvernements à financer les dépenses en imprimant de l’argent a aidé à contenir l’inflation, et a permis le commerce à mener à des taux de change stables. Dans ce contexte, le prix à la consommation au Cameroun était de 1,3% en 2010, passant à 2,6% en 2011, selon le FMI. Compte tenu de la faible inflation qui prévaut dans la zone franc CFA, la BEAC a réduit son taux d’intérêt directeur de 0,25% en Juillet 2010, à 4,0%.
La BEAC a maintenu son taux d’intérêt directeur inchangé à 4,0% en 2011 et 2012. Cependant, la cheville de monnaie par rapport à l’euro a été traduit par un assouplissement de facto monétaire par le biais du taux de change, comme, avec la crise de la dette en cours dans la zone euro, la Commission européenne monnaie unique est venu sous une pression soutenue sur les marchés mondiaux des devises au cours du premier semestre 2012. La BEAC a finalement réduit son taux directeur de 0,75% dans la seconde moitié de 2013, ce qui porte le coût de l’emprunt jusqu’à 3,25%. L’assouplissement a été atteint en deux coups : une réduction de 0,5% en Juillet, suivie d’une autre de 0,25% plus tard dans l’année, la BEAC a cherché à stimuler la croissance économique dans le contexte de l’inflation modeste. En Août 2015, le taux avait été réduit à 2,45%… »

2) Présentation de la politique monétaire sur le site de la Banque des Etats de l’Afrique Central (BEAC) :
https://www.beac.int/index.php/politique-monetaire

3) Voici une note émise par le FMI en juillet 2014
Sur le régime de change pour le Cameroun
:

« Comme les cinq autres pays membres de la CEMAC, le Cameroun est membre d’une union monétaire et ne dispose pas d’une monnaie officielle distincte. Sa monnaie est le FCFA, qui est rattaché à l’euro au taux fixe de 655 957 FCFA pour 1 euro. Au 31 mai 2013 le DTS équivalait à 755,95 FCFA. Le 1er janvier 2007, le régime de change des pays membres de la CEMAC a été reclassé, passant de la catégorie «régime de changes sans monnaie officielle distincte» à la catégorie «régime conventionnel de parité fixe». Ce nouveau classement est fondé sur le comportement de la monnaie commune, alors que le classement précédent reposait sur l’absence d’une monnaie officielle distincte. Il ne reflète donc qu’un changement de définition et ne signifie pas qu’une modification de fond ait été relevée dans le régime de change ou dans d’autres politiques de l’union monétaire ou de ses membres.
Le régime de change du Cameroun ne comporte pas de restrictions sur les paiements et transferts afférents aux transactions internationales courantes, exception faite de celles qui sont appliquées pour des raisons de sécurité et ont été notifiées au FMI conformément à la décision du Conseil d’administration n° 144 152/51. »
Source rapport du FMI : http://www.imf.org/external/french/pubs/ft/scr/2014/cr14212f.pdf
Voici quelques articles à lire :

Sur la plateforme Cairn (accessible gratuitement dans nos murs) :

1) « Le Cameroun, au seuil de l’émergence ? De la lisibilité des séries statistiques du Produit Intérieur Brut (1950-2009)»,Zouya Mimbang Lucie, Présence Africaine 1/2012 (N° 185-186) , p. 287-309 URL : www.cairn.info/revue-presence-africaine-2012-1-page-287.htm.

2)« Politique monétaire et servitude volontaire. La gestion du franc CFA par la BCEAO», Nubukpo Kako, Politique africaine 1/2007 (N° 105) , p. 70-84
Résumé : Le franc CFA est l’une des instances de la perpétuation du lien (post)colonial entre la France et ses anciennes colonies d’Afrique. La BCEAO, qui gère le franc CFA en Afrique de l’Ouest, conduit une politique monétaire peu efficace, au regard de l’absence de liaisons existant entre l’objectif de lutte contre l’inflation fixée par l’UEMOA et les instruments dont elle dispose, ses taux d’intérêt directeurs. Elle détient également des réserves de changes excessives auprès du Trésor français ; bien qu’elle soit la banque centrale de pays en développement qui comptent parmi les plus pauvres du monde, elle n’a pas pour objectif la croissance économique ; enfin, elle ne semble pas mener de réflexion sur l’opportunité du maintien d’un ancrage rigide du franc CFA à l’Euro dans un contexte de faible compétitivité à l’export des économies de l’UEMOA et d’un Euro « fort ». La structure et le fonctionnement de l’UEMOA sont fortement extravertis et cette extraversion explique les faiblesses de la politique monétaire de la BCEAO.URL : www.cairn.info/revue-politique-africaine-2007-1-page-70.htm

3) Et en complément un article du Monde sur le Franc CFA : L’avenir du franc CFA se joue à YaoundéLe Monde.fr avec AFP

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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