Photographie d'un ehpad de Cayenne

By Didwin973 [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 02/02/2017

En consultant le catalogue de la Bpi, je vous propose les documents suivants qui pourront vous aider à traiter votre sujet :

· Lechevalier Hurard Lucie, « Nouveaux dispositifs de prise en charge, nouveaux métiers ? Les dynamiques de professionnalisation pour les soignants de première ligne en milieu spécialisé Alzheimer », Retraite et société, 3/2014 (n° 69), p. 99-120.
URL : http://www.cairn.info/revue-retraite-et-societe-2014-3-page

« La densification de l’action publique autour de la maladie d’Alzheimer, opérée depuis le début des années 2000, a contribué à l’apparition, puis à la consolidation, d’un secteur de prise en charge spécialisé. Le plus souvent intégré au sein d’institutions de prise en charge pour les personnes âgées (Ehpad, SSIAD, hôpitaux gériatriques), ce secteur Alzheimer est constitué de dispositifs dédiés, qui ont une certaine autonomie de fonctionnement. S’appuyant sur une enquête qualitative menée dans l’unité d’hébergement renforcé (UHR) d’un Ehpad, l’article propose d’explorer, à partir du cas des aides-soignantes et des aides médico-psychologiques travaillant dans un lieu d’hébergement, l’articulation de dynamiques de professionnalisation de différentes natures qui traversent le milieu spécialisé Alzheimer.
Après avoir décliné le contexte dans lequel s’ancre le développement de pratiques professionnelles autour de la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, on verra comment cet exercice en milieu spécialisé peut être investi par les soignantes de première ligne de l’UHR comme lieu d’une évolution professionnelle ascendante, marquée à la fois par une progression de leur qualification, par la conquête nouvelle d’une expertise propre et d’une autonomie d’exercice. Dans un second temps, on mettra en évidence les points sur lesquels les différentes dynamiques de professionnalisation s’articulent avec difficulté, dans la mesure où elles se révèlent en partie contradictoires les unes avec les autres. »

· Saint-Jean Oliver, Somme Dominique, « Taux d’encadrement et médicalisation des établissements d’accueil pour personnes âgées données de l’enquête EHPA », Gérontologie et société, 1/2003 (n° 104), p. 13-21. URL : http://www.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe1-2003-1-page-13.htm DOI : 10.3917/gs.104.0013

« Les maisons de retraite (MDR), fusionnées en 1999 avec les unités de soins de longue durée (USLD) dans un cadre unique d’établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), doivent mieux s’adapter aux besoins d’une clientèle qui vieillit et perd de son autonomie physique et psychique. L’enquête EHPA, menée en 2000, permet de mesurer l’écart initial de médicalisation entre USLD et MDR et de mettre en évidence l’hétérogénéité des MDR en ce domaine.
Accueillant un nombre important de personnes lourdement handicapées, les MDR abritent toutefois des résidents dont la dépendance moyenne reste moins lourde qu’en USLD. En termes d’effectifs et d’équipements apparaît un groupe de MDR, à faible effectif soignant, plutôt à caractère commercial, sans section de cure médicale (SCM), pour lesquelles l’effort à fournir sera important. Les MDR qui sont dotées d’un médecin coordonnateur disposent d’un personnel global plus fourni. »

· Moulias Robert, « Rôle des soignants en soins de longue durée », Gérontologie et société, 1/2003 (n° 104), p. 23-34.
URL : http://www.cairn.info/revue-gerontologie-et-societe1-2003-1-page-23.htm DOI : 10.3917/gs.104.0023

« La mission des Soins de Longue Durée (= EHPAD hospitaliers) demeure. Le SLD accueille le malade âgé chronique, évolutif, arrivé à un stade avancé de sa maladie, soit parce que le maintien à domicile a été poussé à l’extrême de la tolérance, soit parce qu’il y a eu une aggravation de la perte fonctionnelle avec hospitalisation. Ces malades sont refusés par les EHPAD. La mission du SLD est celle d’un soin palliatif au long cours, pour les syndromes incurables que l’on peut rencontrer en gériatrie. Ces malades sont multi-pathologiques, multi-déficitaires, multi-traités. Ils ont besoin de soins. Le personnel est un personnel sanitaire, non social. Le défi pour le soignant de SLD est d’assurer à la fois des soins « lourds » et complexes, et un projet de vie qui
valorise les capacités restantes des malades. »

· François Aubry, « La place du groupe de pairs dans l’intégration des nouvelles aides-soignantes dans les EHPAD », SociologieS [En ligne], Premiers textes,
mis en ligne le 27 décembre 2010, consulté le 01 février 2017. URL : http://sociologies.revues.org/3291

« Cet article propose une problématisation de l’intégration des aides-soignantes dans les organisations gériatriques de type EHPAD, en France, à partir du postulat théorique de l’habilitation, défini par Marcelle Stroobants. Devenir aide-soignante n’est pas uniquement le prolongement continu d’une formation, de l’acquisition d’un diplôme et de l’obtention d’un emploi. Le processus d’intégration des nouvelles aides-soignantes dans l’organisation est une étape informelle fondamentale au fait d’entrer dans le métier. À travers l’analyse de vingt-quatre entretiens biographiques, nous avons pu relever la contradiction entre les propos des acteurs, proposant une vision naturalisée du choix professionnel, et le récit de leur parcours professionnel. Ce décalage met en avant l’importance du processus de construction identitaire par le groupe de pairs. Les différentes approches sociologiques de la compétence ne proposent pas une vision aussi globale que celle de l’habilitation, qui permet un renversement de la perspective individualiste de formation. Dans le prolongement de cette théorie, nous insisterons ainsi sur le rôle central du jugement des pairs, attributif de compétence, pour ce métier fortement dominé socialement. »

· François Aubry, « Les rythmes contradictoires de l’aide-soignante », Temporalités [En ligne], 16 | 2012, mis en ligne le 13 décembre 2012, consulté le
02 février 2017. URL : http://temporalites.revues.org/2237 DOI : 10.4000/temporalites.2237

« À partir d’une étude qualitative comparée en France et au Québec, nous montrons dans cet article que la phase d’intégration des nouvelles recrues aides-soignantes dans les organisations gériatriques françaises et québécoises est une phase complexe d’expérimentation du métier, où elles intègrent des normes collectives de rythmes de travail. Le collectif de travail, par la voix d’une « ancienne », juge de la capacité des nouvelles recrues à respecter ces rythmes et transmet des stratégies de régulation créées localement et indispensables pour répondre aux prescriptions contradictoires. La situation actuelle d’intensification du travail vécue dans les organisations gériatriques françaises et québécoises conduit néanmoins à une fragilisation dangereuse des collectifs, voire à une individualisation du rapport aux enjeux organisationnels. Une telle individualisation peut conduire les nouvelles recrues à subir une souffrance éthique consécutive au fait d’accomplir des actes moralement condamnables pour parvenir à respecter les normes temporelles. »

Cordialement,

Eurêkoi – Bibliothèque Publique d’Information

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