Je recherche des bds qui traiteraient des thématiques du goût (sauf univers du vin) et du toucher

couverture du manga : Mangeons !Notre réponse du 31/03/2016, augmentée le 12/09/2017 
GOUT
Concernant d’abord le sens du goût, de nombreuses bandes dessinées asiatiques ou occidentales abordent cette thématique par le biais de la cuisine, de la dégustation de plats ou de boissons. La bande dessinée peut alors devenir une occasion de célébrer les vertus de la gastronomie et de la convivialité autour de la table. Vous trouverez quelques exemples représentatifs dans la liste ci-dessous.
Toujours autour du goût et de l’alimentation, on peut relever des bandes dessinées sur les ogres, la consommation criminelle de chair humaine et autres formes de cannibalisme, non sans humour. Vous en trouverez aussi quelques exemples dans la liste.

Les références sont classées par ordre chronologique décroissant :

– Sanko TAKADA, Mangeons ! , Editions Sakka et Casterman : 4 volumes parus en 2014 et 2015 : une jeune femme apparaît dans le quotidien de personnes en difficultés. Elle leur redonne espoir, légèreté et goût à la vie grâce à la confection de plats savoureux. Une comédie qui se veut gourmande.

– Eldiablo et Cha, Un homme de goût, Editions Ankama : Vol. 1, paru en 2014 : Mise en bouche, Vol. 2, paru en 2015 : Deuxième service.Enquête policière sur fond de mystérieux meurtrier cannibale qui fait disparaître ses victimes en les dévorant.

– Young-Bin KIM et Dong-Kee HONG, A vos papilles ! voyage culinaire en Corée, Ed. Clair de lune, 2014. 2 volumes qui célèbrent la gastronomie en Corée. Ils font suite aux 4 volumes de Geonbae, parus de 2012 à 2014, et qui avec les mêmes personnages, faisaient découvrir les boissons alcoolisées traditionnelles coréennes.

– Lucy KNISLEY, Délices : ma vie en cuisine, Editions Delcourt, 2014. Récit autobiographique retraçant les principaux moments d’une vie ponctuée de souvenirs de cuisine. Une véritable célébration de la nourriture.

Amuse-gueules, ouvrage collectif sous la direction d’Eric Milette, Editions Glénat Québec, 2012. Six histoires issues du concours Hachette Canada de 2008 sur le thème : bouffe, gastronomie et amuse-gueules.

– NEYEF, Ce goût, Editions Ankama, 2011. Harold se réveille un jour avec un goût étrange dans la bouche qui l’obsède et lui rappelle les mauvais souvenirs de ses repas d’enfance…

– Osamu HIRAMATSU et Rei HANAGATA, Café dream, Editions Bamboo. 5 volumes publiés en 2009 et 2010 : Sasuke entretient une passion immodérée pour le café, dans une famille qui ne vivait que du thé. Pour gagner sa vie, il va s’employer à trouver des saveurs adaptées à ses différents clients.

– John LAYMAN et Rob GUILLORY, Tony Chu, détective cannibale, Editions Delcourt. 10 volumes publiés de 2005 à 2010 : du vol. 1, Goût décès, au vol. 10, Bouffer froid. L’inspecteur Tony Chu est cibopathe : il est capable de retracer psychiquement la nature, l’origine, l’histoire et même les émotions de tout ce qu’il ingurgite. Cela fait de lui un enquêteur de premier ordre, notamment lorsqu’il doit « goûter » à la victime d’un meurtre pour coincer le criminel…

– Daisuke Igarashi, Petite forêt, Editions Casterman, 2008. 2 volumes qui relatent la vie d’une jeune fille passionnée de cuisine au sein de sa petite communauté. Pour elle, la cuisine est le miroir de l’âme.
– Jiro TANIGUCHI et Masayuki KUSUMI, Le gourmet solitaire, Editions Casterman, 2005. Les déambulations gustatives et gastronomiques d’un commercial japonais.
– QUENTIN, A table ! : cousin Peter, Pietr Piotr Editions, 1990 réédité en 2002. Echange humoristique de deux ogres sur les qualités gustatives de leurs proies, alors que deux chasseurs décident de mettre fin aux agissements des deux cannibales.
En cuisine avec Alain Passard, Christophe Blain, Alain Passard, Gallimard, 2011
La découverte en bande dessinée d’Alain Passard, le chef trois étoiles qui a su redonner aux légumes leurs lettres de noblesse.

– Le chef de Nobunaga, Mitsuru Nishimura, Takuro Kajikawa, dessin, traduction Fabien Nabhan, Editeur Komikku, 2014
Ken s’est réveillé amnésique en 1568, dans le Japon de l’ère Eiroku, habillé en chef cuisinier. Recueilli par Natsu, un jeune fabricant d’épées, il devient populaire dans la ville de Daigo grâce à sa cuisine. Mais le chef de guerre Nobunaga Oda le contraint à entrer à son service et le met au défi de le surprendre par sa cuisine et d’améliorer l’alimentation de ses troupes en campagne.
15 volumes parus en France en 2017

– Crève saucisse, Pascal Rabaté, Simon Hureau, dessins, Futuropolis, 2013
Didier est boucher. Son épouse Sandrine le trompe avec leur meilleur ami, Eric. Très contrarié, il ne supporte plus cette situation. Il organise leurs vacances sur l’île de Noirmoutier et s’arrange pour se retrouver seul avec Eric, bien décidé à s’en débarrasser.
– Hell’s kitchen, Mitsuru Nishimura, Dessin de Gumi Amazi, Traduction d’Olivier Sart, Kana, 2013

 
Le Gourmet solitaire, Taniguchi Jiro (Illustrations), Masayuki Kusumi (Scenario), Patrick Honnoré (Traduction), Sahé Cibot (Traduction). Casterman, 2016, Collection : Ecritures
On ne sait presque rien de lui. Il travaille dans le commerce, mais ce n’est pas un homme pressé ; il aime les femmes, mais préfère vivre seul ; c’est un gastronome, mais il apprécie par-dessus tout la cuisine simple des quartiers populaires… Cet homme, c’est le gourmet solitaire. Imaginé par Masayuki Kusumi, ce personnage hors du commun prend vie sous la plume de Jirô Taniguchi, sur un mode de récit proche de l’Homme qui marche : chaque histoire l’amène ainsi à goûter un plat typiquement japonais, faisant renaître en lui des souvenirs enfouis, émerger des pensées neuves ou suscitant de furtives rencontres.
– Les rêveries d’un gourmet solitaire de Jiro Taniguchi (Illustrations), Yoko Hiramatsu (Postface), Masayuki Kusumi (Scenario), Patrick Honnoré (Traduction) Casterma 2016, Collection : Ecritures
C’est un manga extraordinaire, sur la vie ordinaire d’un homme ordinaire et qui aime les petits plaisirs de la vie. Au fil de ces instants de quotidien, on se laisse emporter dans un voyage à travers la cuisine japonaise ; on a hâte de découvrir le prochain mets avec le narrateur. Le talent de Jirô Taniguchi nous enivre et on se laisse perdre avec plaisir dans ces petits riens. Cette fois-ci, on découvre un peu plus du Japon : Tokyo, bien sûr, mais également les départements de Shizuoka ou Tottori. Et on finit en beauté avec Paris, où notre gourmet solitaire savoure une cuisine algérienne, pour notre plus grand plaisir.

– Pour finir, et même si cela s’adresse surtout à un jeune public, on ne peut pas oublier la saga du chat Garfield, né sous les crayons de Jim DAVIS en 1978. Ses albums ont commencé à paraître, en France, chez Dargaud en 1984. Ce chat glouton, désormais universellement connu, ne pense qu’à manger et c’est même une préoccupation essentielle de sa vie. Les premiers titres suggèrent avec humour que le sens du goût et, au-delà, l’ingurgitation compulsive y tiennent une large part. Par exemple, vol.1, Garfield prend du poids. Vol.3, Les yeux plus gros que le ventre. Vol.4, La faim justifie les moyens. Vol.6, Une lasagne pour mon royaume. Vol.7, La diète, jamais !, etc.

TOUCHER
La production éditoriale semble a priori moins riche sur la thématique du toucher. Le toucher est occasionnellement abordé par le biais d’histoires centrées sur la peau, les maladies et traumatismes physiques, les doigts et les mains, le sport. En revanche, là où le toucher tient une place centrale, c’est dans les relations amoureuses et sexuelles.
Ci-dessous, une brève sélection d’albums, toujours par ordre chronologique décroissant, où le toucher s’avère relativement important, sinon central, dans un contexte parfois très insolite :

– Philippe FOESTER, Le confesseur sauvage, Editions Glénat, 2015. Dans la ville de Tchernobourg, suite à une catastrophe nucléaire, une partie de la population se retrouve transformée en d’effroyables mutants. L’un de ces mutants, un poulpe empathique, s’improvise prêtre car dès qu’il touche l’épaule de quelqu’un, la personne se confesse.

– Joe CASEY et Charlie ADLARD, Corps de pierre, Editions Delcourt, 2010. Un homme, éprouvé par la vie, se réveille un matin avec un doigt engourdi. La paralysie gagne progressivement sa main, son bras, puis tout son corps. Ses membres se pétrifient littéralement. Le mal semble incurable et les médecins restent impuissants.

– Shin’Ichi SAKAMOTO et Yoshio NABETA, Ascension, Editions Delcourt, 2010. Tiré du roman L’Homme solitaire de Jiro Nitta, cet album relate la découverte par un adolescent de l’escalade puis de l’alpinisme et de leurs sensations qui conduisent à une nouvelle plénitude pour lui. 17 volumes sont parus de 2010 à 2014 autour des aventures de cet alpiniste.
– Terry MOORE, Echo. Vol.1, Incident, Editions Delcourt, 2009. Une jeune femme subit les retombées d’une explosion dans le désert qui la recouvre de métal en fusion. Elle doit apprendre à vivre avec cette nouvelle peau qui devient une véritable armure organique.
– Charles BURNS, Black hole : l’intégrale, Editions Delcourt, 2006. Coffret de 6 albums parus d’abord individuellement, de 1998 à 2005, qui racontent une étrange épidémie affectant les adolescents d’une petite ville américaine des années 1950. La nouvelle maladie se manifeste par des symptômes externes imprévisibles : bosses, irruptions cutanées ou même apparitions de nouveaux membres. Ces signes cliniques étranges bouleversent les relations entre les habitants de la communauté.

– Jean-Philippe PEYRAUD, Grain de beauté : trois variations, Editions Treize étrange, 2004. Les histoires d’amour chaotiques d’une jeune femme dont les amants comptent les grains de beauté. Au gré d’une infime variation dans cette délicate comptabilité, une histoire d’amour peut évoluer, dégénérer, ou disparaître sans prévenir.

– Eric WARNAUTS et Guy RAIVES, Equatoriales, Editions Casterman, 1992. 5 récits avec peu de dialogues, mais où la chair est omniprésente. Elle parle, triomphe ou se soumet dans la moiteur naturelle et urbaine. Les corps se prennent et se déprennent dans des rencontres de hasard.

– Hugo PRATT et Milo MANARA, Un été indien, Editions Casterman, 1987 réédité en 2010. Dans le Massachusetts, vers 1625, une jeune fille est violentée par deux Indiens. Les relations entre les Indiens et les colons deviennent de plus en plus tendues. Un récit mêlant violence et érotisme, dans l’Amérique puritaine des premiers colons.
Pour terminer, quand on s’intéresse au sens du toucher dans la bande dessinée, on ne peut bien évidemment pas faire abstraction de la bande dessinée érotique, parfois strictement pour adultes, et qui fait l’objet d’une production abondante, en Asie, en Europe, comme en Amérique.

Milo MANARA, Georges PICHARD, Bruce MORGAN, Guido CREPAX ou MANCINI sont assez représentatifs des dessinateurs qui mettent particulièrement en avant le toucher dans un contexte érotique. A titre d’exemple :
Jean-Pierre ENARD et Milo NAMARA, L’art de la fessée, Editions Glénat, 1988. Le journal intime d’un homme et d’une femme, tous deux adeptes des jeux érotiques et en particulier de la fessée.

Pour conclure, on signalera l’existence d’une base bibliographique commerciale de bandes dessinées, BDthèque.

Eurekoi – Bibliothèque municipale de Bordeaux et Bpi pour la’mise à jour

Date de création: 06/05/2016 09:24     Mis à jour: 06/05/2016 16:59
Cette question-réponse a été vue 39 fois dont 1 fois aujourd'hui

Je cherche à connaitre l’origine de l’appellation « Black Friday » pour désigner le lancement des soldes aux Etats-Unis. Est-elle liée à l’esclavage ?

pictogramme sac et étiquette Black friday

Purple slog (CC BY 2.0), Flickr

Notre réponse du 29/11/2016

En préambule à ma réponse, historiquement le terme « Black », attribué à un jour de la semaine, a plutôt une connotation négative. En effet, il est utilisé pour marquer un événement tragique se produisant ledit jour. On peut citer comme exemples la Panique de 1869 (Black Friday) ou le Krach boursier de 1929 (Black Tuesday).
Difficile de vous fournir une réponse bien précise sur les origines du Black Friday faisant suite à la fête nationale de Thanksgiving, tellement les sources historiques sont divergentes.

Dans un article issu du site snopes.com, site web anglophone créé dans le but de limiter la propagation des canulars informatiques (hoax) et des rumeurs infondées circulant sur Internet, le terme Black Friday apparaît pour la première fois dans l’article « Friday After Thanksgiving » publié en novembre 1951 dans la revue économique Factory Management and Maintenance. Il avait été utilisé pour désigner le taux élevé d’absentéisme des ouvriers dans les usines le vendredi, pour faire un pont entre le jeudi de Thanksgiving, jour férié, et le week-end.

En 1961, dans un autre article publié le 18 décembre dans le journal Public Relations News, on y apprend que la police de Philadelphie réutilise le terme Black Friday pour évoquer les bouchons dans les rues de la ville et l’afflux de gens dans les commerces. Il se répand jusqu’aux années 1970, et sera reprit le 29 novembre 1975 dans le New York Times pour illustrer « la journée la plus achalandée de l’année en termes de magasinage et de circulation routière ».

Un dernier article, « This Friday Was Black With Traffic », paru le 25 novembre 1994 dans le Philadelphia Inquirer, popularisera le terme.

Au-delà de l’aspect négatif, vu en introduction, et par extension, le terme Black Friday (lendemain de Thanksgiving) désigne aujourd’hui une journée extraordinaire et devient alors synonyme du commencement des achats pour Noël.

Avec l’avènement d’Internet au milieu des années 1990 et au début des années 2000, le terme Black Friday a propulsé la pratique commerciale et lui a fait passer les frontières des Etats-Unis, jusqu’en Europe à la fin des années 2000.

Pour répondre à votre seconde question, la liaison avec l’esclavage est issue d’une rumeur sur Internet répandue en 2013. Elle relatait la vente des esclaves le lendemain de Thanksgiving. Elle a depuis été démystifiée par le site snopes.com (cf. lien plus haut).

Il existe également d’autres théories plus ou moins sérieuses et difficilement vérifiables, notamment sur le plan de la comptabilité : la couleur de l’encre des profits passant du rouge à noire, d’un montant négatif à un montant positif.

Eurêkoi – Bibliothèque de Bordeaux

Date de création: 09/12/2016 05:46     Mis à jour: 09/12/2016 11:49
Cette question-réponse a été vue 314 fois dont 111 fois aujourd'hui

Le massacre de la Saint Barthélémy est-il un sujet présent en littérature ?

tableau de François Dubois représentant le massacre

François Dubois [Public domain], via Wikimedia Commons

Notre réponse du 19/11/2016

Le massacre de la Saint-Barthélémy du 24 août 1572 a été évoqué dans de nombreuses œuvres littéraires. Vous en trouverez ci-dessous une liste non exhaustive. Nous avons retenu principalement les romans ou récits des auteurs les plus connus, et tâché de préciser l’importance que prend cet événement dans chacune des œuvres citées.

L’article Massacre de la Saint-Barthélémy de l’encyclopédie en ligne Wikipédia propose, comme bien souvent, un chapitre Représentations artistiques, qui permet déjà d’obtenir quelques titres :
La Princesse de Montpensier / Madame de La Fayette, 1662. Mais le véritable « noyau de l’œuvre…n’est pas historique » (Wikipédia) mais bien plutôt l’histoire de l’amour impossible entre Mlle de Mézières et le duc de Guise.
La Reine Margot / Alexandre Dumas père, 1845, transposé au cinéma par Patrice Chéreau.
Paris ma bonne ville / Robert Merle, éditions Plon, 1980

En faisant la requête « représentations littéraires Saint-Barthélémy » dans le moteur de recherche Google, on trouve divers articles qui nous ont permis de continuer la liste :

– la thèse de Mohammed Matarneh intitulée La représentation de la Saint-Barthélémy… (université Toulouse 2 Le Mirail, 2012) disponible sur le site tel.archives-ouvertes.fr (tel = thèses en ligne) permet, simplement par son titre, d’ajouter :
Chronique du règne de Charles IX / Prosper Mérimée, 1829
Sur Catherine de Médicis / Honoré de Balzac, 1830-1842

– de la même façon, l’article La représentation du massacre de la Saint-Barthélémy dans Quatrevingt-treize de Victor Hugo, du même auteur que la thèse précédemment citée, disponible sur le site eujournal.org, permet d’ajouter le célèbre roman de Victor Hugo, paru en 1874. Toutefois, le massacre de la Saint-Barthélémy n’y figure que dans un seul chapitre du même nom (livre troisième, troisième partie) et sert d’illustration au propos du roman : dénoncer la Terreur et, par extension, toutes les violences d’Etat.
Cet article fait également référence à l’oeuvre poétique d’Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques, paru en 1615, dont la 5ème partie : Les Fers, est consacrée au massacre de la Saint-Barthélémy.

– le site cour-de-france.fr nous apprend enfin que Jacques Bailbé a écrit un article intitulé La Saint-Barthélemy dans la littérature française, paru en 1973 dans la Revue d’histoire littéraire de la France (n°5, pp. 771-777) et intégralement disponible sur Gallica, la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France. Dans cet article, Jacques Bailbé rappelle entre autres les combats de Voltaire contre l’intolérance religieuse, dont le massacre de la Saint-Barthélémy figurait à ses yeux le point culminant, ou encore la tragédie de Marie-Joseph Chénier, Charles IX, ou la Saint-Barthélémy, paru en 1789 et qui connut un grand succès, notamment en raison de la censure dont elle a longuement fait l’objet avant d’être autorisée. Jacques Bailbé rappelle aussi l’Histoire de France de Jules Michelet, que l’on retient aujourd’hui davantage pour ses qualités littéraires que pour la rigueur de sa démarche historique.

On citera enfin le récent roman de Tim Willocks, Les Douze enfants de Paris (éditions Sonatine, 2014). On y retrouve le chevalier Mattias Tannhauser, découvert précédemment dans le roman La Religion, qui part à la recherche de sa femme dans le Paris de la Saint-Barthélémy.

Eurêkoi – Bibliothèque municipale de Bordeaux

Date de création: 09/12/2016 05:36     Mis à jour: 09/12/2016 11:44
Cette question-réponse a été vue 77 fois dont 1 fois aujourd'hui

Pourriez-vous me donner 10 incontournables à visiter sur Amsterdam sur 3 jours ?

Photographie d'un canl d'Amsterdam avec pont

CC0 Public Domain


Notre réponse du 29/09/2016.

Après examen de guides touristiques disponibles dans notre bibliothèque et de sites internet, je vous propose une liste de 10 promenades, sites ou musées fortement conseillés pour une première visite d’Amsterdam, le tout sans disposer de beaucoup de temps. Trois jours pleins devraient vous permettre d’en voir une grande partie, si vous allez à l’essentiel. La liste est à adapter, bien sûr, en fonction de vos goûts et de la météo.

1 – Les grands canaux à l’intérieur du Singelgracht, classés Patrimoine mondial de l’humanité, par l’UNESCO : les plus beaux canaux sont sans doute le Keizersgracht et le Herengracht dans leur portion Ouest et Nord-Ouest. Il y a aussi le Singelgracht et le Prinsengracht. Tous sont Bordés de superbes maisons à pignons des 17e, 18e et 19e siècles, et ce sur des kilomètres. A pied, cela prend beaucoup de temps. Alors pourquoi pas en vélo ou via une excursion en bateau ? Une des plus célèbres vues des canaux amstellodamois, souvent reproduite en carte postale, se trouve à l’angle des canaux Leidsegracht et 

2 – Promenade dans le cœur historique autour de la place du Dam, bordée par le Koninklijk Paleis (Palais royal), la Nieuwe Kerk (Nouvelle église, construite au 15e s). Deux grandes artères commerçantes très connues et vivantes aboutissent à cette place : Kalverstraat, au sud, et Nieuwendijk, au nord. En marchant vers le Nord sur l’avenue Damrak, on rejoint Beurs Van Berlage (célèbre bourse du commerce des années 1900). En continuant vers l’Est, on arrive à l’Oude Kerk (Vieille église, commencée au 14e s) et son célèbre carillon.

3 – Rijksmuseum (Musée national, au sud de la ville, sur Museumstraat) : équivalent du Musée du Louvre pour la peinture et les arts décoratifs. A voir en priorité, les grands maîtres de la peinture hollandaise du 17e s (le siècle d’or !), comme Rembrandt (« La Ronde nuit », « Le Syndic des drapiers », « La Fiancée juive », « Autoportrait… » etc), Johannes Vermeer (« La Laitière », « la Lettre d’amour »…), les portraits de Frans Hals, les scènes de genre (= scènes de la vie quotidienne) de Gerard Ter Borch ou Peter de Hooch, et les nombreux paysages ou natures mortes qui font aussi la gloire de l’art hollandais.

4 – Van Gogh Museum (à proximité du Rijksmuseum, sur Paulus Potterstraat) : nombreux tableaux et dessins provenant de la collection de son frère Théo et de ses descendants. Parmi les plus célèbres tableaux : « Les Mangeurs de pommes de terre », « Les Tournesols », « La Chambre », « Le Champ de blé aux corbeaux »…

5 – Promenade dans le quartier de Rokin : le Het Begijnhof (cour intérieure verdoyante, très protégée et entourée de belles maisons des 16e et 17e siècles), le Bloemenmarkt (le plus célèbre marché aux fleurs et aux bulbes de tulipes de la ville), les petites rues animées de Nieuwe Doelenstraat et Staalstraat. Au sud du Binnen Amstel, à retenir, le Cinéma Tuschinski (plus beau bâtiment de style Art déco d’Amsterdam), et la place Rembrandtplein, surtout connue pour sa vie nocturne débordante.

6 – Amsterdam Museum. Belle muséographie pour évoquer tout l’histoire de la ville. Privilégier les salles sur le 17e siècle, « le siècle d’or » de la ville et de la Hollande.

7 – Le Quartier rouge, au sud de la Oude Kerk, le long des rues Oudezijds Voorburgwal et Oudezijds Achterburgwal et Warmoesstraat… animé de jour mais surtout de nuit, avec ses vitrines en tout genre…

8 – Leidseplein, une des places les plus animées à toute heure d’Amsterdam, avec ses cafés, son théâtre et ses bâtiments 19e siècle.…d’où l’on peut rejoindre, au Nord-Est, le proche quartier des brocanteurs, des antiquaires, et des marchands d’art, notamment autour du Prinsengracht.

9 – Autour de l’Openbare Bibliotheek Amsterdam dite OBA. Cette bibliothèque de 10 étages a ouvert ses portes en 2007. Elle vaut le détour pour son architecture et son panorama depuis la terrasse du restaurant (la plus belle vue sur le centre historique d’Amsterdam). A noter, quelques bâtiments contemporains emblématiques aux alentours, dans ce quartier du port en pleine transformation, comme le NEMO (Musée des sciences), à l’Est, ou le Muziekgebouw aan’t IJ (salle de concert) et le EYE (Musée du cinéma), au Nord. Au Nord-Ouest de l’OBA, la Centraal Station, belle gare du 19e siècle bien restaurée.

10 – Pour finir, au choix, en fonction du temps qui vous reste et de vos centres d’intérêt : Rembrandthuis (Maison de Rembrandt, située sur Jobenbreestraat), Anne Frank huis (Maison tristement célèbre où se cachait la famille d’Anne Frank pendant la Seconde Guerre mondiale, située 263 Prinsengracht) ou Stedelijk Museum (très beau musée d’art contemporain, construit à côté du Musée Van Gogh, sur Paulus Potterstraat) avec ses peintures de la fin du 19e siècle et de la 1ere moitié du 20e siècle : A voir notamment les œuvres de Mondrian, Matisse, Malevitch, les tableaux des expressionnistes allemands comme Marc et Kirchner, du groupe Cobra, l’Action painting américaine, etc…

Si vous souhaitez de plus amples informations, je vous invite à poursuivre sur le riche site internet de l’Office du tourisme d’Amsterdam.

Pour terminer, vous trouverez ci-dessous une liste de quelques guides touristiques récents que nous vous conseillons éventuellement pour compléter vos visites et qui nous ont été précieux pour vous répondre (ordre chronologique décroissant par date de parution) :

– Amsterdam / Melissa Adams et Frans Mester, Editions National Geographic, 2016
– Amsterdam et ses environs : 2017 : Rotterdam, Delft et La Haye / Philippe Gloaguen, Editions Hachette Tourisme-Le guide du routard, 2016
– Amsterdam en quelques jours / Karla Zimmerman et Catherine Le Nevez, Editions Lonely Planet, 2016
– Amsterdam / Hélène Le Tac, Virginia Rigot-Muller, Nicolas Peyroles…, Editions Gallimard, 2016
– Amsterdam / Christopher Catling et Gabriella Le Breton…, Editions National Geographic, 2016
– Un grand week-end à Amsterdam / Catherine Vanderhaeghe, Editions Hachette Tourisme, 2015

En vous souhaitant bon voyage,

Eurêkoi-Bordeaux

Date de création: 30/09/2016 15:56     Mis à jour: 30/09/2016 15:56
 
Cette question-réponse a été vue 52 fois dont 1 fois aujourd'hui

Je m’intéresse aux théories du complot et au conspirationnisme

couverture du livre La société paranoNotre réponse du 27/09/2016

J’ai obtenu la liste de références ci-dessous en croisant les bibliographies de 3 articles disponibles sur Internet :
– l’article Wikipédia Théorie du complot
– l’article Quand le vivant devient politique : les avatars de la démocratie, par Emmanuel Taïeb, paru dans la revue Sociologie et sociétés, vol.42, n°2, automne 2010, p. 265-289, disponible sur le site erudit.org,
– l’article Théories du complot : notre société est-elle devenue parano ?, par Claudie Bert, publié sur le site scienceshumaines.com

Les documents sont classés par ordre antéchronologique, les liens renvoient vers le Sudoc, le catalogue des bibliothèques universitaires.

Complosphère, l’esprit conspirationniste à l’ère des réseaux / Raphaël Josset, Lemieux éditeur 2015 
http://www.sudoc.fr/188869964

Court traité de complotologie / Pierre-André Taguieff, Mille et une nuits, 2013 
http://www.sudoc.fr/16916375X

Le bêtisier du sociologue / Nathalie Heinich, Klincksieck 2009 
http://www.sudoc.fr/137778066

La société parano : théories du complot, menaces et incertitudes / Véronique Campion-Vincent, Payot 2007
http://www.sudoc.fr/118261924

La totalité comme complot : conspiration et paranoïa dans l’imaginaire contemporain / Fredric Jameson, Prairies ordinaires 2007
http://www.sudoc.fr/120277727

L’imaginaire du complot mondial : aspects d’un mythe moderne / Pierre-André Taguieff, éd. Mille et une nuits 2006
http://www.sudoc.fr/11019702X

Le démon du soupçon / entretien avec Marcel Gauchet, revue Les Collections de L’Histoire : Complots, secrets et rumeurs, n°33, oct-déc 2006 
http://www.sudoc.fr/040513963

La foire aux Illuminés. Ésotérisme, théorie du complot, extrémisme / Pierre-André Taguieff, Mille et une nuits 2005
http://www.sudoc.fr/094862044

La rumeur. Histoire et fantasmes / Pierre Froissart, Belin 2002
http://www.sudoc.fr/068938624

L’esprit du complot / Emile Poulat, revue Politica Hermetica, « Le complot », n°6, 1992
https://fr.wikipedia.org/wiki/Politica_hermetica
http://www.sudoc.fr/013853201

On peut aussi consulter le site de la Fondation Jean-Jaurès et son Observatoire des radicalités politiques (ORAP), par exemple :

Conspirationnisme : un état des lieux / Rudy Reichstadt, ORAP n°11, Fondation Jean-Jaurès, 24 février 2015, disponible sur le site de la Fondation (inscription gratuite)
Rudy Reichstadt est par ailleurs le fondateur du site ConspiracyWatch.info.

Ce même Rudy Reichstadt a animé une conférence intitulée Délires d’opinion et théories du complot le 17 février 2016, dont on trouve également le compte-rendu sur le site de la Fondation.

Enfin, voici quelques références issues du Sudoc avec la requête « théorie du complot » :

Complot et complotisme / Revue des Deux Mondes, n°7/8, 2016
http://www.sudoc.fr/194175820

Les théories du complot aujourd’hui / revue Diogène, n°249-250, 2016
http://www.sudoc.fr/193653567

Théories du complot : délires conspirationnistes ou armes de propagande ? / revue Diplomatie, n°73, mars-avril 2015
http://www.sudoc.fr/185130623

La théorie du complot, un mythe ? / Sarah Mezaguer, l’Harmattan 2012
http://www.sudoc.fr/164798080

Le complot dans la République : stratégies du secret, de Boulanger à la Cagoule / Frédéric Monier, La Découverte 1998
http://www.sudoc.fr/004496671

Eurêkoi – Bordeaux

Date de création: 28/09/2016 17:32     Mis à jour: 28/09/2016 17:33

Cette question-réponse a été vue 90 fois dont 1 fois aujourd'hui

Comment un aveugle fait-il pour faire du vélo ?

Notre réponse du 07/05/2016.

Les personnes malvoyantes ou aveugles peuvent pratiquer le vélo en tandem avec un coéquipier voyant. Elles le font souvent dans le cadre d’associations sportives, comme l’ASLAA : l’Association Sports et Loisirs pour Aveugles et Amblyopes, basée à Paris : site de l’ASLAA

Il existe également une pratique innovante du vélo pour les personnes aveugles : l’écholocation. Cette méthode, développée par Daniel Kish, utilise le clic palatal : le claquement de la langue contre le palais produit un écho, en se répercutant sur les objets environnants, qui fait office de radar. Cette pratique se développe peu à peu, comme en témoigne un article du Monde de Nathaniel Herzberg du 2 janvier 2015 : « Ces aveugles qui voient avec leurs oreilles« .

En France, l’écholocation est enseignée par Boris Nordmann à travers des ateliers de formation pour voyants et non-voyants à Marseille : http://www.borisnordmann.com/ateliers-decholocation-pour-voyants-et-non-voyants/.

Eurekoi – Médiathèques de Bordeaux
Date de création: 11/05/2016 06:13     Mis à jour: 11/05/2016 12:16
Cette question-réponse a été vue 284 fois dont 1 fois aujourd'hui